Le renouveau de la scène belge anglophone avec MEYY

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En décembre dernier, on vous parlait déjà de MEYY, cette jeune artiste bruxelloise qui sortait son premier titre Angelic Lies. Evidemment, on en parlait en bien et on vous prévenait même de garder l’oeil ouvert et l’oreille tendue en ce début d’année 2020. Chose promise, chose due, Charlotte Meyntjens (de son vrai nom) sort son premier EP Spectrum ce vendredi 31 janvier. Mais au fait, ça donne quoi ? 

Sans suspens et sans grosse surprise, MEYY confirme nos attentes d’un renouveau de la scène belge anglophone avec ce premier EP. Dès le début, on sent que le choix de la langue a une influence directe sur la composition et la production des chansons qui se nourrissent des tendances internationales actuelles. Cela change de ce que l’on a l’habitude d’écouter chez nos artistes franco-belges où, même si les propositions sont fort différentes, les productions peuvent parfois se ressembler et donner des sonorités convergentes, dû sans doute à un entourage commun. Et ce contraste, ça fait du bien ! Oui, ça fait du bien de se dire qu’une jeune artiste bruxelloise (et toute la team avec qui elle travaille dont le producteur L’étreinte) est capable de produire de la musique autrement en s’inspirant des tendances anglophones et de le faire brillamment pour une première proposition artistique. Bref, fini de parler de pseudo-technique de production comme si on y était de vrais connaisseurs, il y a quoi concrètement dans cet EP ? 

On y retrouve les deux titres très réussis Angelic Lies et Common Love (dont on vous en parlait déjà ici et ici), où MEYY étale tout son talent prometteur: ses capacités vocales et sa rythmique captivante. Elle nous démontre ce qu’elle sait faire de mieux tout en développant cette ambiance onirique et profonde qui caractérise sa musique. 

À côté de ces deux morceaux, l’EP Spectrum accueille également des titres tels que la langoureux Shiny Blue Of The Heaven ou le magnétique Words Like Weapons au son plus RnB. MEYY nous emmène entre les différents “spectrum” de ses sentiments, entre les différentes couleurs de ses émotions, tantôt plus nostalgique, tantôt plus euphorique. Et on n’y résiste pas : on accepte docilement son invitation dans son intimité sonore et on suit sa voix le temps de l’écoute de cet EP. Mais ! Oui, il y a forcément un mais sinon ce serait trop facile. Il manque à cet EP (juste parce qu’on aime bien être perfectionnistes) un troisième titre au profil plus particulier, dans la même veine qu’Angelic Lies ou Common Love sur lesquels la chanteuse exploite toutes les facettes de son talent permettant aux chansons d’accrocher les auditeurs dès la première écoute. 

Il faut à nouveau se rappeler que la chanteuse n’a que 19 ans et que pour un premier exercice, elle arrive déjà à proposer un projet extrêmement cohérent et convaincant. C’est une urban-soul-pop innovante et réussie qui confirme la montée en puissance des artistes bruxellois, même dans des registres inhabituels où on ne les attend pas forcément. Et puis on vous avoue qu’un EP qui nous rappelle parfois la musique des anglaises Jorja Smith ou Låpsley à la sauce belge, on ne peut qu’y adhérer !