Les clips du mois : juin
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Auteur·ice : Rédaction
08/07/2023

Les clips du mois : juin

Les clips du mois, c’est votre rendez-vous mensuel qui vous présente les sorties vidéos de nos musiques préférées. Composées avec amour et minutie par les oreilles de notre rédaction, ces compilations s’attèlent à vous partager chaque mois le meilleur des Internets, faisant se côtoyer les grands noms du moment et les jeunes pousses de la musique. Découvrez les pépites qui nous ont fait chavirer le cœur et les rétines ce mois-ci. 


Le plus “Tarantinesque” : Amaarae – Wasted Eyes

| Sélectionné par Flavio

S’il y a bien un album qui a gagné notre cœur et s’est assuré une place de choix dans nos playlists estivales, c’est celui de la sensation ghanéenne-américaine Amaarae, nouvelle princesse afropop aux beats affutés et enivrants. Avec Fountain Baby, elle délivre une multitude de bonnes excuses pour tout envoyer valser et décharger les pressions du quotidien sur des ondes enrobantes qui n’invitent qu’aux déhanchés et aux roulades de bassin. Le titre Wasted Eyes en est une bonne preuve, et son clip truffé d’action et de jeux de lumières (mention spéciale au géant aquarium et ses teintes de bleu vif) illustre l’énergie du titre avec force. Kill Bill vibes, on valide.


Le plus DIY : Bolides & Kevin Heartbeats – Été Amer

| Sélectionné par Chloé

Plutôt mer ou montage pour les vacances ? Ici on est plutôt team mer pour ne rien vous cacher : pas de vacances idéales sans se laisser bercer par le flot des vagues, au risque de passer un été amer. C’est en tout cas le point de vue que Kevin Heartbeats et le duo Bolides ont décidé de prendre pour chanter l’été et toute la mélancolie qu’il peut procurer aux non chanceux, contraints à rester à la ville pendant la période estivale. Le résultat : un titre pop et coloré, accompagné d’un clip Gondryesque totalement DIY, dont le décor en carton semble avoir été bricolé à l’huile de coude des artistes et de leur bande d’amis. Une totale réussite signée Floriane Benetti et Caroline Benetti.

Le plus en apnée : BRIQUE ARGENT – COLLÉ SERRÉ

| Sélectionné par Joséphine

Plongée en apnée immédiate dans un bleu sous-marin avec BRIQUE ARGENT. Au point de rencontre entre la solitude au milieu des foules et les foules qui gardent les solitaires debout, COLLÉ SERRÉ se vit par vagues, tantôt douces et floues, tantôt presque suffocantes. On laissera le soin à chacun·e d’y reconnaître des miettes de ressentis, souvenirs et autres expériences aquatiques, tandis que la beauté veloutée du morceau finira de nous hypnotiser. Un subtil hublot laissant entrevoir ce projet fait d’ombre et de lumière qui mérite les projecteurs et vos oreilles tout l’été.


Le plus rock’n roll : ELOI – On Fait du Rock

| Sélectionné par Charly

Ça faisait un petit moment qu’on n’avait pas eu droit à un nouveau ELOI. Et quelque chose nous dit (son Instagram) que ce single annonce un nouvel album plus d’un an après le succès du très électro Pyrale. On Fait du Rock annonce une couleur moins univoque qu’il n’y parait. Car on est en 2023, et en présence d’ELOI : un beat drum and bass pour commencer et faire fuir les puristes, une voix suave et pitchée vers les aigus pour carrément les tuer d’une crise cardiaque. En vrai, ça donne un hymne emo pop punk qui donne envie d’envoyer valser les étiquettes pour s’abandonner totalement dans un festival d’été en pleine campagne. Le clip dirigé par Kevin Elamrani-Lince ne vous incitera pas davantage au calme puisqu’on y voit le temps de quatre minutes ELOI et sa guitariste CHORIBABY danser, chanter, gratter, et cela, en pleine émeute de stroboscopes. L’énergie déployée dans ce clip pourrait chauffer un pays entier et pour l’avoir vu en live, c’est encore pire. Il ne nous reste plus qu’à vous conseiller de rejoindre une foule de festivaliers venus perdre ses sens devant ELOI.


Le plus fantomatique : Hania Rani ft. Patrick Watson – Dancing with Ghosts

| Sélectionné par Anne-Sophie

Le morceau Dancing With Ghosts fait suite au dernier titre publié par Hania Rani, Hello, dans la perspective de la sortie de son album Ghosts, prévue pour le 6 octobre prochain. La pianiste et compositrice polonaise allie ici sa voix à celle du charismatique Patrick Watson. Créant une volute musicale au milieu de laquelle dansent Melina Boubz, James Gallego Olivo, Hortense De Gromard et Edward Napolean, Hani Rani se penche sur la mort, et sur la façon dont elle occupe nos vies. Ce clip parisien signé Sara et Nadia Szy happe et enveloppe durant cinq minutes l’esprit dans les limbes grises et bleutées d’un au-delà que l’on effleure pourtant au quotidien. Aussi par l’habillage délicat de sa voix, Hania Rani évoque un renouveau et offre une autre dimension à sa musique, minimaliste et non moins impactante.


Le plus feel good : Julia Jean-Baptiste – Je continue à danser

| Sélectionné par Coralie

Place désormais à une chanson qui n’a d’ombre que celle des corps qui dansent. Fragment-miroir de l’album Cinérama publié en janvier, Je continue à danser est un titre résolument pop et ensoleillé. À son image, ce clip publié ce mois-ci semble par ailleurs nous lancer un véritable défi : essayer de le regarder sans avoir envie de bouger ni même de sourire. Mission impossible mais on se laisse aller tant c’est irrésistible. Dans ces images que la musicienne a elle-même montées, on ne se lasse pas d’admirer celles et ceux qui se confient à l’instant et se délestent des regards ambiants pour livrer leurs meilleurs pas de danse. À mesure que les images défilent, nous sentons la fièvre s’emparer de nos esprits. Nos corps épris s’animent, et sur des pistes plus ou moins improvisées, on continue à danser en écoutant ce titre qui sera assurément la bande son de notre été.


Le plus vintage futuriste : Jungle ft. Channel Tres – I’ve Been In Love

| Sélectionné par Caroline

Meilleur featuring de l’année 2023 ? Assurément la collaboration de Jungle et Channel Tres, un match made in heaven entre la joie et la nonchalance, le vintage et le moderne, qui se réunissent sous le signe de la danse. En écrivant ces lignes, nous ne pouvons d’ailleurs nous empêcher de fredonner les paroles et balancer les épaules. Il est d’ailleurs impossible de ne pas regarder plusieurs fois le clip des créatifs de Jungle qui continuent sur la lancée de leur album Living In Stereo (2021), dont chaque clip mettait en scène la troupe de danseur·ses du groupe avec une chorégraphie à réveiller des grands-parents en pleine sieste de 16h. Cette chorégraphie qui nous ramène à des clubs vintage remplis de groove nous est servie par Shay Latukolan, et on le remercie pour ces trois minutes de pur bonheur.


Le plus London Baby : Little Simz Gorilla

| Sélectionné par Mathilde

Le hip-hop, Little Simz le chante, le joue et le porte. Pour le chanter, la jeune artiste revient avec Gorilla, single fort et old-school de son dernier projet NO THANK YOU. Pour le jouer, elle prend son souffle, dégaine sa trompette et respecte proprement le travail du producteur Inflo. Et finalement, comment mieux porter le hip-hop qu’en étant une respectable rappeuse londonienne, combinant costume et casquette ? Pour proposer un visuel aussi abouti, Little Simz s’est tout naturellement greffée au grand réalisateur, multi-récompensés, Dave Meyers. Ce duo captivant offre un univers visuel inégalé, comportant une bonne drache d’égotrip, un aspect rétro et une imagerie légèrement futuriste. De quoi rendre un bel hommage à l’âge d’or du hip-hop.


Le plus microscopique : Lo Bailly – Tarim (#séquence 2)

| Sélectionné par Louise

« Je crois tout simplement que c’est ma préférée de l’album ». C’est comme ça que l’artiste Bruxellois présentait Tarim, peu avant la sortie de son premier album Prosaïque. Amoureux des mots dans un monde qui manque souvent de poésie, Lo Bailly a l’art de toucher les âmes sensibles avec des mots authentiques posés sur des sonorités aussi intimes que puissantes. Sur un arrangement d’OLVO et Antoine Pierre (VAAGUE) qui renforce les identités plurielles de l’univers de l’artiste, ce titre lourd de sens nous emmène au loin, vers les berges du Tarim, à l’issue d’un voyage tragique, à la recherche de l’infiniment petit dans l’infiniment grand. Une sorte d’hommage métaphorique et contemplatif à toutes les personnes qui traversent les mers au péril de leur vie.

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